jeudi 14 mai 2009

AVIS DE DISPARITION



Si çà n’est pas une disparition, çà y ressemble bigrement. Voyez cet encart paru sur Sud Ouest, annonçant un débat pour les « Européennes » à Bordeaux.

Où se trouve le représentant du Parti Communiste, le 3 ° parti de France en nombre d’élus ?

Il a été oublié, rayé des cadres, étouffé par des médias grassement payés pour désinformer, obsédés par le respect du pluralisme quand il s’agit par exemple de taper sur Cuba, mais qui ne connaissent de leur métier que le dévouement servile au service des riches.

Le PCF ? Ils ne connaissent pas !! Ils ne connaissent plus, tellement ils sont acharnés à vouloir sa disparition, aidés en cela par la « direction » de Fabien, qui a décidé seule, sans ou contre l’avis de ses militants, de s’allier avec un aventurier social démocrate, précipitant ainsi l’effacement définitif du PC de la scène publique où il avait fini par s’imposer, avec ses analyses clairvoyantes et sa politique progressiste, depuis trois quarts de siècle.

Réduit à moins de 2%, le Parti prépare ainsi volontairement son enterrement définitif, ce document en est une nouvelle illustration.

En juin, pour le vote, ce sera donc SANS moi ! SANS ma voix! Je ne "m'abstiens" pas, je refuse d'être une nouvelle fois roulé dans la farine, trompé, méprisé,manipulé, par des dirigeants qui ont la responsabilité exclusive de la situation actuelle de la gauche, non seulement qui ne veulent pas le reconnaître, mais qui persistent dans l'erreur ou la trahison.

Je refuse de cautionner cette nouvelle trahison politicienne à la cause populaire, aux intérêts matériels et moraux du PEUPLE travailleur sacrifiés sur l’autel électoraliste.



VIVE LE PARTI COMMUNISTE LIBÉRÉ DE TOUTES LES COMBINES ET MAGOUILLES!!!!!!



Pedrito Rebelde
Pierre CAUMONT

jeudi 7 mai 2009

REFLEXIONS DU COMPAÑERO FIDEL CASTRO

UNE QUESTION SANS RÉPONSE
Publié 7 mai 2009 Les laboratoires du changement social 0 Commentaires
Ce ne sont pas seulement les crises économiques cycliques toujours plus graves et plus fréquentes qui menacent notre monde. Le chômage, la ruine et les pertes fabuleuses de biens et de richesses sont des compagnons inséparables des lois aveugles du marché qui régissent aujourd’hui l’économie mondiale. Le néolibéralisme proscrit toute ingérence de l’État parce que celui-ci trouble le libre-jeu de l’économie, comme si l’ordre intérieur, l’armée, la santé, l’éducation, la culture, la science, les tribunaux, les juges et bien d’autres activités pouvaient exister sans l’État et ses lois.Celui-ci, compte tenu de sa rigueur et de sa force coercitive, irritait bien entendu ceux qui, comme Marx, Lénine et d’autres théoriciens, y voyaient un instrument par lequel les exploiteurs imposaient l’odieux système capitaliste et qui conçurent l’idée d’en faire un outil de la Révolution à l’étape de transition vers une société carrément nouvelle.
Les colonialistes, les capitalistes et les impérialistes ont créé leurs codes de conduite et imposé leurs valeurs. Ils parlent de liberté, de démocratie, de droits de l’homme, etc. Une fois fondés les États-Unis, des millions d’êtres humains continuèrent de travailler comme esclaves auxquels le Créateur n’avait, contrairement à ce que stipulait la Constitution, concédé aucun droit : pendant cent ans, ils furent des marchandises qui s’achetaient et se vendaient sur le marché, et pendant cent autres années après la guerre civile, ils souffrirent la pire des discriminations et des marginalisations. Ils constituent encore de nos jours, aux côtés des Indiens et des Latino-Américains, les citoyens les plus pauvres, ceux qui peuplent les prisons étasuniennes et font les travaux les plus durs et les plus mal payés.Faut-il rappeler que des milliards de personnes dans le monde souffrent de l’ignorance, du chômage, du sous-développement, de maladies qui raccourcissent la durée de leur vie aux deux tiers ou à la moitié, voire moins, par rapport à celle des pays riches.De nouveaux problèmes, comme le trafic de drogues, la criminalité transnationale organisée, le vol des cerveaux et l’immigration illégale, s’ajoutent aux vieux problèmes. On tente même de soumettre l’esprit des êtres humains à travers les médias et les techniques les plus modernes de ce qu’on appelle l’industrie des loisirs.
Sur quelle base repose donc cet ordre? Sur la richesse et sur la force. Les États-Unis disposent pour ce faire de tout l’argent du monde et des moyens militaires les plus perfectionnés. Ils sont aussi les plus gros producteurs et exportateurs d’armes n’impliquant pas de menace à leur hégémonie mondiale, mais ils attisent les guerres locales, alimentent les profits de leurs multinationales et renforcent la dépendance de leurs alliés.Ils impriment les devises dont a besoin le commerce international dans des quantités illimitées, ce qui leur permet d’acheter des biens pour leurs transnationales, des ressources naturelles et les fruits du travail des peuples, pour soutenir les sociétés de consommation et le gaspillage qu’ils ont engendrés.Ils contrôlent en plus de manière monopolistique les organismes internationaux de crédits et d’investissements.Quand ces inquiétudes rôdent dans les esprits de bien de millions de personnes qui ne laissent pas berner dans le monde par les mensonges proclamés, des nouvelles ne cessent de tomber au sujet d’autres réalités.Par exemple, les transnationales étasuniennes ont fait en 2004, la dernière année pour laquelle des statistiques sont disponibles, des profits à l’étranger pour un total de 700 milliards de dollars, mais elles n’ont versé au fisc étasunien que 16 milliards à titre de décomptes, de sorte qu’elles bénéficient d’avantages spéciaux par rapport à celles qui investissent aux USA mêmes, y créant des emplois, et qui sont donc lésées. La simple idée de l’actuelle administration de réduire ce privilège a déclenché les protestations d’importantes organisations patronales étasuniennes dont nul ne conteste le pouvoir économique et politique.Ce pourrait même être un divertissement utile que de réunir l’énorme quantité de nouvelles étasuniennes et étrangères qui reflètent les privilèges que les USA ont imposés au monde en faveur de leurs citoyens. Certains hommes politiques, aux USA et ailleurs, se fâchent si quelqu’un ose taxe ce pays d’Empire, comme s’il existait un autre mot pour mieux le définir.Le revers de la médaille est encore pire. On parle parfois des sept flottes par lesquelles les États-Unis imposent au monde leur puissance militaire, s’appuyant sur plus de huit cents bases militaires disséminées à travers la planète. L’une d’elles est Guantánamo, dont les prisons et les tortures ont bouleversé l’opinion publique.Reprendre quelques chiffres publiés récemment par la presse spécialisée peut sans doute donner une idée du pouvoir militaire par lequel la superpuissance défend le système économique et social imposé au monde.Le pouvoir militaire des USA repose sur leur arsenal nucléaire.Ils possèdent 534 missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) Minuteman III et Peacekeeper ; 432 missiles Trident C-4 et D-5 (SLBM) installés à bord de 17 sous-marins de type Ohio, et environ 200 bombardiers atomiques à long rayon d’action qui peuvent être réalimentés en vol, dont 16 B-2 furtifs. Ils détiennent entre 5 000 et 10 000 ogives nucléaires. Leurs forces armées comptent plus de 2 millions d’effectifs. À quoi il faut ajouter des centaines de satellites à usage militaire et de communication, qui forment le bouclier spatial et les moyens de la guerre électromagnétique.La Russie, l’autre grande puissance nucléaire, a été cernée par des armes atomiques offensives.Il n’y aurait rien à ajouter, sinon rappeler peut-être que, forts de leur monopole de la monnaie et des ressources naturelles, les Etats-Unis ont annoncé hier, des lèvres du chef de la guerre cybernétique au Pentagone, qu’ils « étaient disposés à diriger l’effort mondial dans l’utilisation de la technologie informatique pour dissuader ou vaincre les ennemis, tout en protégeant les droits constitutionnels de la population ». La nouvelle a été transmise par la principale agence de presse étasunienne, l’AP.Quelle sécurité pourrons-nous avoir dans le monde actuel ? C’est là une question sans réponse !
Fidel Castro RuzLe 6 mai de 200915 h 32
Publié dans Changement de Société, le blog de Danielle BLEITRACH

VALLS ET LE PARTI SOCIALISTE: UNE SACRÉE GARANTIE POUR LES SALARIÉS !!

Le dirigeant socialiste Manuel Valls pour l'allongement de l'âge de la retraite

Interrogé ce matin sur "France-Inter", le député, dirigeant socialiste et maire d'Evry (Essonne) Manuel Valls a fait part de sa méthode pour revenir au pouvoir. Opposé à "l'anti-sarkozysme" systématique qui selon lui mène à l'échec, il a esquissé quelques propositions qui, à son avis, peuvent permettrent à "la gauche" de gagner en 2012. Ainsi, concernant les salariés, et reprenant notamment la rengaine de "l'allongement de la vie et du nécessaire équilibre financier des caisses", il se prononce pour l'allongement de l'âge de la retraite et (comme Bayrou !) pour une retraite par points. En effet, avec de telles propositions, Sarkozy et ses sbires doivent trembler dans leurs palais! DIABLO

LE VRAI BILAN DU CASSEUR DE FRANCE !


Jeudi 7 mai 2009
6 mai 2009: le vrai bilan d'un casseur de France, par Georges Gastaud
Georges Gastaud nous a envoyé ceci. Renforcer le PRCF peut être, mais la priorité c'est renforcer le PCF! seul moyen de le rendre moins "euroconstructif".

Après deux ans d'un pouvoir démesuré confinant au despotisme, le bilan de Sarkozy est catastrophique pour notre pays :

-dynamitage en chaîne des acquis sociaux (retraites, droit du travail, sécu, indemnisation du chômage) et des services publics (EdF-GdF...) hérités du gouvernement à participation communiste de la Libération ;

-poursuite des délocalisations et de la dénationalisation de notre appareil productif, notamment industriel (mais la même chose vaut pour la pêche artisanale et pour la petite et moyenne agriculture) avec explosion des déficits commerciaux français et tentative de déclasser massivement la classe ouvrière en « col bleu » ;

-creusement des inégalités et plongée des salaires petits et moyens, alors que les actionnaires et PDG milliardaires se gavent de parachutes dorés, de stock-options et que ces vampires sociaux reçoivent même des chèques de remboursement du Trésor public !

-destruction des libertés démocratiques, démontage du droit de grève, mise sous tutelle de l'audiovisuel et de la justice, mise à mal de la séparation des pouvoirs, domestication du parlement, contournement de la loi laïque de 1905 séparant les Eglises de l'Etat ; école publique mise au service du MEDEF et de la propagande européiste ; préparation de lois liberticides criminalisant le communisme... Sans parler de l« explosion des gardes à vues, des fouilles, des condamnations sans preuves pour « outrage à agent », de la multiplication des détentions arbitraires et des « peines-planchers » qui font déborder les prisons, le tout pour aboutir, non pas à « plus de sécurité », mais à une nouvelle augmentation des vols avec violence ! ».

-casse de la souveraineté nationale de la France et notamment, viol du Non populaire de mai 2005 à l'euro-constitution par l'adoption parlementaire de sa copie conforme, le Traité de Lisbonne ; ré-intégration de la France dans le commandement de l'OTAN, appui affiché à l'invasion américaine de l'Irak et de l'Afghanistan, abandon de toute politique française indépendante au Proche-Orient, avec soutien systématique aux agressions sionistes contre les Palestiniens, installation d'un régiment allemand en Alsace au moment où les régiments français chargés de garder les frontières sont démantelés ; substitution tous azimuts du tout-anglais à la langue française sur injonction du grand patronat et du gouvernement ;

-xénophobie d'Etat faisant de chaque ouvrier étranger en délinquant potentiel, réhabilitation insidieuse de Vichy, ville dans laquelle Hortefeux a tenu une réunion des ministres européens en charge de l'immigration;

Bref, la « sarko-rupture » c'est la désintégration de la France républicaine dans une jungle européenne à l'anglo-saxonne, avec en prime la fascisation des institutions : puisque notre peuple, fidèle à ses traditions frondeuses, a le culot de résister, il devra se colleter à tout propos avec l'Etat policier (580 000 gardes à vue l'an dernier dont beaucoup pour des peccadilles !).

Ce bilan sinistre ne serait pas possible si l' « opposition socialiste » faisait son boulot qui est de dénoncer les contre-réformes et la fascisation, au lieu de « demander pardon » comme Royal, ou de voter, comme Aubry, le traité de Lisbonne avec l'UMP. Il est vrai qu'à la tête de la mondialisation capitaliste se trouvent les « socialistes » Strauss-Kahn (directeur du FMI) et Lamy (directeur de l'OMC)...

Il est vrai aussi que les états-majors syndicaux alignés derrière les directions jaunies de la CFDT et de la CES ne savent plus quoi inventer pour casser l'aspiration des salariés au tous ensemble en même temps contre ce pouvoir, le plus réactionnaire que notre pays ait connu depuis soixante-dix ans !

Dans ces conditions, que faire ?

Tout d'abord, aider les syndicalistes de classe à se dégager de l'étau des états-majors syndicaux euro- et sarko -formatés pour donner une forme enfin offensive à l'affrontement de classes en cours entre, d'un côté, le peuple travailleur, et de l'autre, le MEDEF, l'UE et le pouvoir UMP.

Ensuite dénoncer la fausse alternance entre l'UMPS et l'UMPS et pour cela, commencer par refuser l'Union européenne qui détruit le pays en boycottant massivement l'élection du pseudo-parlement européen ! Nouons des liens entre les militants du mouvement ouvrier et les patriotes républicains qui veulent le progrès social, l'indépendance nationale et la coopération internationale véritable, quitte à sortir de cette prison des peuples qu'est l'UE pour construire de nouveaux traités internationaux analogues à l'ALBA, le pacte progressiste qui lie entre eux les pays progressistes d'Amérique latine.

Enfin, il faut combattre l'anticommunisme et renforcer le Pôle de Renaissance Communiste en France qui ose proposer la sortie de la France de l'UE, la dé-légitimation de ce régime indigne, le primat aux revendications populaires, le « produire en France et échanger avec le monde », l'alliance entre la classe ouvrière et les couches moyennes contre les monopoles capitalistes qui détruisent la nation.

Grâce à ses militants bénévoles, le PRCF intervient de manière de plus en plus nationale dans les luttes pour proposer une nouvelle stratégie révolutionnaire que rejette le PCF « euroconstructif ». N'ayons pas peur de nous approprier l'outil PRCF pour reconstruire dans l'action l'avant-garde communiste dont ont besoin les travailleurs et la jeunesse pour passer à l'offensive.
La commission exécutive du Pôle de Renaissance Communiste en France, le 6 mai 2009

RAPPEL : le 6 mai n'est pas qu'une date noire dans notre histoire car le 6 mai 1758 naissait Maximilien Robespierre, « l'Incorruptible » fondateur de la République française.

jeudi 30 avril 2009

LE PC HONGROIS QUITTE LE PARTI DE LA GAUCHE EUROPÉENNE.

Résolution du Comité Central du Parti des Travailleurs Communistes HongroisPublié 30 avril 2009 L'Europe , Les laboratoires du changement social 0 Commentaires
Le Comité Central du Parti des Travailleurs Communistes Hongrois a décidé dans sa session du 25 avril dernier de quitter le Parti de la Gauche Européenne dès le 1er Mai 2009, et ceci dans le respect des statuts du PGE. (Article 6) Le Parti des Travailleurs Communistes Hongrois fut l’un des fondateurs de la Gauche Européenne. Cependant notre parti a eu de nombreux désaccords majeurs avec la ligne du PGE et ceci depuis le début.
Nous sommes en désaccord avec le PGE concernant l’histoire des pays socialistes européens, y compris la Hongrie. Nous sommes convaincus que les pays socialistes ont atteint de grands résultats dans les domaines de la vie politique, économique et sociale durant les décennies de socialisme. Cette période est l’une des plus glorieuse de l’histoire nationale des ex-pays socialistes. Nous ne nions pas qu’il y ait eu des erreurs, des fautes, mais jamais nous ne caractériserons ces années de pur “Stalinisme” et nous nous opposerons toujours à toute tentative de condamner cette période. Nous ne sommes pas d’accord avec la philosophie générale du PGE qui a exclu un nombre important de grands partis et a transformé le PGE en parti de l’Union Europénne. Nous ne sommes pas d’accord avec la pratique politique du PGE qui ne s’occupe que des problèmes des pays européens occidentaux, de ceux de l’Union Européenne et néglige complètement la réalité des graves problèmes des pays de l’Europe Centrale et Orientale. Nous sommes opposés à la ligne politique du PGE d’intégration de partis dont les idées n’ont rien à voir avec le communisme et sont meme pour certains des ennemis du communisme. Nous sommes opposés à la pratique qui veut que seuls les partis représentés au Parlement Européen décident de la ligne politique du PGE. Nous sommesopposés la nouvelle ligne politique de la Gauche Européenne exprimée dans les résolutions du second congrès du PGE en Novembre 2007. Notre parti a été le seul à ne pas voter les documents du congrès. Nous sommes convaincus que nous n’avons pas besoin d’une “nouvelle politique culturelle européenne” mais que nous avons besoin d’une lutte conséquente contre le capitalisme et pour les droits des masses travailleuses. Nous devons non seulement faire la critique du capitalisme mais nous devons organiser la lutte quotidienne des travailleurs. Nous voulons détruire le capitalisme; la Gauche Européenne veut l’améliorer. Nous nous en tenons aux bases du Marxisme-Léninisme, à la théorie et à la pratique de la lutte des classes, aux principes de l’internationalisme prolétarien. La Gauche Européenne est malheureusement sur une ligne réformiste. La Gauche Européenne combat le capitalisme uniquement dans les phrases, car dans la pratique elle aide au renforcement de l’image “démocratique” de l’Union Européenne, du Parlement Européen et du système capitaliste en général. Nous avons tenté d’influencer et de changer ces pratiques mais nous devons reconnaitre que c’est impossible. La ligne politique de la plupart des partis formant la base du PGE et celle du PGE lui-meme va de plus en plus dans une direction qui viole les intérêts fondamentaux des travailleurs et du mouvement communiste international. Nous avons également pris en considération la position des autres partis communistes. Nous sommes d’accord avec le fait que la Gauche Européenne joue un rôle négatif dans le mouvement de la Gauche internationale. Nous voulons aider les autres partis par notre décision de quitter le PGE. Nous voulons démasquer pour tous ce qu’est la réalité du PGE. Nous pensons que le révisionnisme et l’opportunisme est aujourd’hui la plus grande menace pour le mouvement communiste international. Nous sommes pauvres et sans moyen. Mais nous perdrions tout si nous abandonnions nos convictions idéologiques claires, si nous abandonnions le Marxisme-Léninisme. Nous continuerons à participer aux meetings internationaux des Partis Communistes et Partis du Travail et nous ferons tout notre possible pour renforcer le pôle communiste dans le mouvement en accord avec les principes de l’internationalisme prolétarien. Nous renforcerons nos relation bilatérales avec les partis communistes. Nous continuerons notre combat contre le capitalisme sur une base marxiste-léniniste. Notre décision est basée sur les réalités de la Hongrie. La situation en Hongrie est en train de changer. La population a déjà passé 20 ans sous le capitalisme et acquis beaucoup d’expériences concrètes. Après 20 ans beaucoup de gens ont compris ce que signifient exploitation capitaliste, chômage et injustice sociale. Ils apprécient le Parti des Travailleurs Communistes Hongrois qui s’est toujours tenu à leur coté et s’est toujours battu pour défendre leurs intérêts. C’est notre capital politique et moral et nous pourrons l’utiliser dans les combats à venir. Le gouvernement hongrois essaye de résoudre la crise actuelle aux dépends des masses travailleuses. Les salaires et les retraites sont gelées; les dépenses publiques sont coupées. Cette politique au lieu d’améliorer la situation des masses travailleuses ne fait que créer de nouvelles difficultés. Les gens attendent de nous, communistes, des positions claires et un combat conséquent. C’est ce que nous ferons.
Budapest, 25 Avril 2009 Comité Central du Parti des Travailleurs Communistes Hongrois

jeudi 23 avril 2009

OBAMA HAS BEEN PLUS REAC QUE NOIR !

Cassen
« ILS NE SAVENT RIEN FAIRE D’AUTRES QUE CREUSER LE GOUFFRE
Résumé de l’intervention de Daniel Ortega à la télévision cubaine »
Le mépris yankee ou l’autopsie de la politique spectacle par danielle BleitrachPublié 23 avril 2009
Quel plus bel exemple de mépris stupide que cette réponse d’Hillary Clinton sur Chavez. On se croirait aux temps de la case de l’oncle TOM, et la dame de la plantation parle d’un serviteur rebelle dont elle a décidé de changer le régime, en lui accordant quelques marques d’amabilité, ce qui pense-t-elle va aussitôt faire revenir le brave serviteur au pied de ses maîtres légitimes. Le problème est qu’il s’agissait du scénario joué à Trinidad et Tobago, Obama devait être la vedette et les médias aux ordres le suivre, il avait payé, les médias étaient à lui.Un spectacle préparé avec l’amphytrion du lieu qui à ce qu’en dit Ortega a commencé dès l’aéroport. Toutes les caméras avaient-elles pour ordre de choisir l’angle des prises de vue, les petites phrases, les gestes cadrant avec cela ou suffisait-il que le mobile Obama-Astaire se déplace pour que les projecteurs suivent le danseur de claquette? Endoctrinement ou habitude, les médias savent où est leur devoir… Résultat quand Chavez est venu porter le livre, il n’a été vu que l’hommage du vassal au maître et pas le contenu de ce que présentait Chavez: la dénonciation du pillage. Le scénario distribuait les rôles, un scénario qui est celui de l’OEA. Et voici le commentaire de Clinton.
Les huit années d’isolement auxquelles le président des Etats-Unis Georges W. Bush a tenté de soumettre son homologue du Venezuela “n’ont pas bien fonctionné”, a reconnu la ministre des affaires étrangères, Hillary Clinton le 22 avril 2009: . “Nous l’avons isolé, alors il a été ailleurs, c’est un type trés sociable” a dit Clinton durant une réunion du Comité des affaires extérieures de la Chambre basse du congrès.
Clinton a répondu cela quand un député lui a signalé sa préoccupation devant “l’approfondissement” des relations entre le Venezuela et des pays comme la Chine, la Russie et l’Iran . Chavez a évalué la chancellière “cherche des amis partout où il peut en trouver et il en a trouvé dans des lieux ou nous aurions préféré qu’il ne les trouve pas.”
Vous remarquerez que ces gens ont noté comme nous le véritable danger, celui des contacts avec le Moyen orient, la Chine pour jeter les bases d’une architecture financière différente, avec des monnaies de réserve et des fonds échappant au dollar. Ils voient le danger mais leur mépris est tel qu’il s’agit pour eux simplement d’arracher “l’oncle tom” à ses mauvaises fréquentations en l’amusant et tout simplement en daignant lui passer de temps en temps la main sur l’échine… la cordialité de Chavez, son physique tout alors pouvait être utilisé pour le stéréotype revitalisé dans l’esprit du spectateur, le code du mépris est déjà en place… cela ne marche que par accumulation de conformisme, l’habit fait le moine et l’habitud de s’en remettre aux puissants fait le reste. Il est clair par ailleurs que je ne soupçonne pas Chavez d’avoir cédé le moindre terrain ni sur Cuba, ni sur l’Amérique latine, c’est d’ailleurs ça qui rend insupportable le mépris d’Hillary Clinton, comment peut-elle le traiter ainsi, c’est incroyable ?… pour moi c’est évident mais vu les stéréotypes il vaut mieux préciser…
C’est le fruit de “huit ans d’isolement”
Durant la réunion, la chacellière a défendu la décision de l’actuel président nordaméricain, Barack Obama de saluer et de se rapprocher de Chavez durant le sommet des Amériques de la fin de semaine à Puerto España, et elle a affirmé que ces gestes peuvent servir pour “alléger” le mandataire vénézuélien de l’influence de pays comme l’Iran. Le serrement de main entre Obama et Chavez fut critiqué durement par les secteurs les plus conservateurs étasuniens, mais l’ex-premère dame a défini l’épisode comme”divertissant”.
Il faut bien comprendre ce proverbe africain, tant que le lion ne saura pas parler et écrire, les histoires de chasse glorifieront le chasseur. c’était déjà la remarque que faisait Abdel kader devant les tableaux de vernet, il s’étonnait que l’on n’y voit jamais les soldats français en fuite… Tant que 90% de l’information nous sera fournie par les mêmes nous aurons droit à la même soupe colonialiste.
Cette caricature, ce mépris ne concerne pas que les “sous développés” dites vous bien que pour cette pensée despotique, vous les petits, les humbles, les ouvriers, les petits profs, vous n’êtes rien d’autre que l’objet de leur mépris: la masse.
Titre de Pedrito Rebelde

mercredi 22 avril 2009

LA CHIMÈRE DU CAPITALISME MORAL.

Nous vivons aujourd’hui une crise profonde du modèle qui s’est imposé depuis 30 ans et de ses fondements théoriques. En ce moment tout le monde parle de la crise mais peu de gens comprennent ce qui se passe en réalité. Ce n’est pas simplement une nouvelle crise cyclique de l’économie, tout est bien pire et plus profond.

Le prix Nobel d’économie Joseph Stieglitz voit dans la crise actuelle la fin de tout un modèle et de toute une idéologie, de ce qu’il appelle le « fondamentalisme de marché ». C’est-à-dire, de l’idée selon laquelle le marché serait capable de répondre à pratiquement toutes les questions qui se posent devant l’humanité : économiques, sociales et même morales. Stieglitz a déclaré : « la chute de Wall Street signifie pour le fondamentalisme de marché la même chose que la chute du mur de Berlin pour le communisme ! »Tout a commencé dans les années 1980-1982, quand en Grande-Bretagne est arrivée au pouvoir Margaret Thatcher, et aux USA Ronald Reagan. C’est alors qu’ont été adoptées les théories du néolibéralisme et du marché libre. Elles affirmaient le caractère indispensable d’une concurrence dure, de la libération du capital de toute norme de régulation par l’État, du développement complet des forces créatrices de l’entreprenariat. Et aussi de la volonté libre de l’homme dans la sphère économique. Et même du rejet de l’idée d’un État fort qui orienterait le développement économique. Il s’agissait en fait de réduire ses fonctions à celle de « veilleur de nuit ». Pourquoi cette doctrine est-elle apparue? Il y a plusieurs raisons à cela.Le système capitaliste mondial se considérait comme en état de siège ! Dans la société occidentale se répandaient les idées de gauche et l’attrait du socialisme. En 1976 en Italie le parti communiste a obtenu aux élections 33 % des voix. Et pratiquement dans la moitié des villes du pays, où les maires étaient devenus communistes, le parti avait pris le pouvoir. Les communistes se sont développés également dans d’autres pays occidentaux. En 1968, aux élections présidentielles en France, leur candidat Jacques Duclos a obtenu 25 % des voix. C’est aujourd’hui qu’il nous semble que le capitalisme au cours de la seconde moitié du XXe siècle se sentait tranquille et sûr de lui. Mais il n’en est rien. Dans la seconde moitié des années 70, après la défaite des USA en Indochine, a commencé ce que le comité central du PCUS a appelé l’élargissement du système socialiste. Le Nicaragua, l’Angola, l’Éthiopie, le Cambodge, le Laos, le Vietnam ; la montée en puissance de la Chine…Il fallait trouver d’urgence une réponse à cette menace. Et la réponse fut trouvée, une réponse que l’on peut qualifier de géniale. « Le capitalisme ne vous plaît pas ? Alors nous allons vous donner non pas moins de capitalisme, comme le réclame la gauche, mais encore plus! À la place du socialisme vous recevrez de l’argent », — c’est à peu près ce qu’ont déclaré alors Reagan et Thatcher.C’est-à-dire qu’aux valeurs de l’autodéfense collective (en particulier syndicale) et de la solidarité sociale on a opposé de nouvelles valeurs. À savoir : l’individualisme, la propriété privée, le marché libre et la liberté illimitée de faire de l’argent. Le but était d’éradiquer l’idée même de socialisme. Thatcher disait : « l’économie n’est qu’un instrument. L’essentiel est de transformer les esprits ».Ce projet global a réussi dans une large mesure. Il a fonctionné pendant trois décennies. Aujourd’hui, on accuse Alan Greenspan d’être le principal responsable de la crise, lui qui pendant près de 20 ans dirigea la réserve fédérale américaine. En cette qualité, et du fait de l’importance des USA à l’échelle internationale, Greenspan a influé pratiquement tout le système financier mondial. C’est lui qui a créé le système des bulles financières, quand sur le marché circule une quantité extraordinaire de titres et que les gens ne font plus le commerce de marchandises concrètes, mais de quelque chose de virtuel. Et d’ailleurs, le produit de ces spéculations a constitué l’an dernier 30 % du revenu du marché américain ! Vous imaginez - non pas la production de voitures, non pas la fabrication de cheeseburgers ou de bière, mais de la spéculation ! Un gigantesque parasite financier est né : gras, gorgé de sang, insatiable, devenu une partie indissociable de l’économie mondiale.Mais d’où sort ce Greenspan ? C’est Reagan qui l’a nommé à ce poste justement parce qu’il s’opposait à la régulation d’Etat, parce qu’il défendait le jeu libre des forces du marché. Reagan ne comprenait pas grand-chose à l’économie. Cependant, il a pensé qu’il fallait donner aux gens plus de capitalisme, afin de combattre les idées socialistes, les syndicats, la logique non capitaliste.Maintenant on ne cite plus Greenspan. Ce n’est plus un grand gourou. « C’est sa faute ! » - s’exclame le journal « Time ». Il a aussi entraîné dans sa chute ce qui restait d’autorité à nos économistes néolibéraux qui nous ont fait suivre le modèle américain et considéraient Greenspan comme un demi-dieu.À l’époque soviétique on parlait beaucoup chez nous de la soif inextinguible d’accumulation en Occident, de l’avidité du système capitaliste. Nous considérions cela comme de la propagande. Mais au dernier forum de Davos tout le monde ne parlait que de ça ! Tout le monde expliquait que la crise actuelle était la conséquence de l’avidité, de la cupidité, de l’irresponsabilité, de l’égoïsme des banquiers, des entrepreneurs, des investisseurs, des financiers et autres leaders du capitalisme néolibéral moderne. Cela m’a frappé. Parce qu’une chose est d’entendre cela de la bouche de Brejnev, et tout à fait autre chose de la part du président du forum de Davos, principale rencontre de l’élite mondiale politique, financière et entrepreneuriale. C’est-à-dire du principal forum pour le développement et la défense de ce modèle qui s’est effondré !Récemment, le président français Nicolas Sarkozy, à peu près dans les mêmes termes que Gorbatchev, a annoncé une « restructuration ». Il a déclaré : « nous allons refonder le capitalisme, créer un capitalisme moral ». Mais, de mon point de vue, il y a ici une sérieuse contradiction dans les termes. Le capitalisme ne peut pas être moral : son but est tout autre ! C’est de générer du profit et du superprofit. Mais les superprofits sont incompatibles avec la morale. Oui, sous l’influence de l’URSS et des mouvements communistes et socialistes en Occident, a été créée une structure assez importante de défense sociale.Et en général, le capitalisme au XXe siècle a subi une grande évolution, et la sphère sociale du capitalisme occidental est aujourd’hui assez importante. Ils avaient compris une chose, c’est qu’il vaut mieux partager avec les démunis que de subir les résultats de leur révolte. Le capitalisme contemporain a créé un système d’amortisseurs sociaux. Mais cela ne signifie nullement que sa logique interne soit la morale et la responsabilité.Aujourd’hui, tout le monde s’indigne des bonus extravagants que s’octroient les banquiers, les entrepreneurs, les dirigeants de multinationales, atteignant parfois des dizaines de millions de dollars. Aujourd’hui, dans les conditions de la crise, quand l’État accorde des dizaines ou des centaines de milliards à ces sociétés en faillite ou en semi faillite, ces primes apparaissent comme une provocation, un défi à l’opinion publique. Dans des temps plus prospères, on préférait fermer les yeux. Aujourd’hui c’est différent. Beaucoup de gens aux USA et en Europe pensent : « Ce sont eux qui ont mené l’économie au bord du gouffre, et ils se font payer des sommes astronomiques supplémentaires ! » Et le plus incroyable est qu’ils ont continué à les recevoir même en 2008, en plein coeur de la crise. Voilà pour la moralité. Il est impossible de créer un capitalisme moral, car au cours des 30 dernières années l’élite financière et entrepreneuriale s’est habituée aux superprofits et a créé une idéologie du glamour. Voyez ce qui se fait dans le cinéma occidental. Il propage en permanence l’idéal de l’individualiste qui cherche par tous les moyens à obtenir le maximum d’argent. Prenez, par exemple, Océan avec son groupe croissant d’amis malfrats qui passent leur temps à dévaliser des banques. Et c’est le charmant George Clooney qui joue ce rôle. Les héros d’aujourd’hui, ce sont les braqueurs de banques ! Mais c’est exactement la même chose que font les financiers, les entrepreneurs : la création de schémas opaques, les paradis fiscaux, la spéculation, et j’en passe. L’important est de faire du bénéfice. Si tu as réussi à faire un super bénéfice tu es le héros de la société moderne. Mais si tu paies des impôts et que tes bénéfices sont de 5 % tu es un idiot. Telle est la morale du néolibéralisme. Personne ne voudra renoncer aux superprofits. En ce moment on fait appel à l’État, à l’argent des contribuables, grâce à eux on va retaper, rafistoler, replâtrer ce système. On adoptera quelques lois de régulation. On contrôlera un tout petit peu mieux les conditions des jeux boursiers et financiers à risques. Mais dans son principe le système reste le même. Parce que la morale et la psychologie qui se sont installées au cours des 30 dernières années n’ont pas changé. Les gens pensent : bon, il va se passer deux ou trois ans, et ensuite nous retournerons dans ce monde merveilleux dans lequel nous avons vécu ces dernières décennies et qui nous a permis à partir de rien d’amasser des fortunes immenses. Et tout recommencera comme avant jusqu’à la prochaine crise catastrophique.N’est-il pas temps de retourner dans le socialisme et de marcher vers un avenir radieux ?
Alexei Pouchkov, 5 mars 2009 www.argumenti.ru/publications/9119
Traduit du russe par Marianne D. pour La Gazette du Centre de Langue et Culture russehttp://www.clcr.ru/Francais/index_fr.html